JEUNES

Conformément à son ambition, « de générer, à partir du Sénégal, un vivier d’acteurs aptes à apporter des solutions novatrices et pérennes aux menaces et défis sécuritaires nationaux, sous-régionaux et continentaux », le Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS), veut offrir aux jeunes dont il reconnait le potentiel et la vulnérabilité, un cadre d’échanges, de partage, de formation et de dialogue, un Programme dénommé : « Jeunes, Défense, Sécurité et Paix (PJDSP) » conçu par un groupe de jeunes, sous la supervision de la DPS.

 

    Programme Jeunes, Défense, Sécurité et Paix (PJDSP)   

Contexte

Depuis le début des années 2000, la scène internationale est marquée par l’aggravation de défis sécuritaires tels que : le trafic international d’armes et de personnes, la cybercriminalité, l’extrémisme violent, le terrorisme, etc. Ces phénomènes affectent l’intégrité de certains pays et entraînent des défis complexes et multiples. Désormais, aucun pays n’est à l’abri de ces menaces multiformes.

Confrontée aux problèmes de chômage, de manque de repères et quelques fois, dotée d’une faible culture religieuse, la jeunesse demeure la cible privilégiée des extrémistes violents et des groupes radicalisés.

En effet, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale par exemple, les moins de 25 ans représentent près de soixante-quatre pour cent (64%) de la population et la classe d’âge frappée par le chômage a plus de cinquante pour cent (50%). Ainsi, pour le seul cas du Sénégal, ces derniers représentent près de 48% de la population.

Ainsi, exclus des processus politiques, privés de perspectives d’emploi viables et souffrant d’un sentiment de désespoir croissant, les jeunes deviennent crédules et vulnérables aux messages véhiculés par les jihadistes ou les extrémistes violents qui les attirent par divers moyens : arguments religieux, incitations financières, messages d’espoir, et souvent par la violence.

Par ailleurs, dans la pensée populaire, la sécurité a longtemps été considérée comme l’apanage des Forces de Défense et des Sécurité (FDS), alors que la Sécurité devrait être maintenant, l’affaire de tous, des jeunes en particulier.

Cette  vision est partagée par  le Conseil de sécurité des Nations unies qui, le 9 décembre 2015, pour la première fois, adoptait, une résolution historique entièrement consacrée au rôle des jeunes hommes et femmes dans la mise en œuvre de la paix et la lutte contre l’extrémisme violent (2250).

Cette dernière marquait une reconnaissance sans précédent de l’urgente nécessité de mobiliser les jeunes pour la promotion de la paix et la lutte contre l’extrémisme violent.

En adoptant cette résolution, le Conseil de sécurité introduit une orientation nouvelle dans la gestion des crises internationales, visant surtout à dépasser l’approche sécuritaire de la lutte contre les formes actuelles de terrorisme en mettant l’accent sur la prévention reliant ainsi deux (02) notions dans l’air du temps, la « jeunesse » et la « violence».

Au niveau régional, l’Union africaine (UA) a très tôt, reconnu la nécessité de mobiliser les jeunes pour la promotion de la paix et la recherche de solutions face aux multiples défis sécuritaires. 

C’est ainsi qu’elle a adopté lors de la 7ème  Session ordinaire de la Conférence, la Charte africaine de la jeunesse qui en son article 17, reconnaît, le rôle important de la jeunesse dans la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique. 

C’est dans cette logique et suivant son ambition « de générer, à partir du Sénégal, un vivier d’acteurs aptes à apporter des solutions novatrices et pérennes aux menaces et défis sécuritaires nationaux, sous-régionaux et continentaux », que le Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS), entend offrir aux jeunes, un cadre d’échanges, de partage, de formation et de dialogue à travers, un Programme dénommé : Jeunes, Défense, Sécurité et Paix (PJDSP).

♦ Objectif

De manière générale, la PJDSP ambitionne de faire des jeunes des acteurs aptes à s’impliquer dans la recherche de solutions aux défis sécuritaires pour contribuer à la stabilité, à la sécurité, à la paix et au développement durables du Sénégal, de l’Afrique et du monde.

LANCEMENT :

Le lancement organisé en partenariat avec le Centre régional du Leadership du Young African Leardership Initiative (CRL-YALI), a eu lieu  le jeudi 20 juin 2019 à « l’Agora » du Centre  africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG).

Sur le thème:« Dividende démographie, Défense, Sécurité et Paix : Enjeux et réponses de la jeunesse africaine », ce séminaire de lancement a vu la participation de près de cent deux (102) .personnes parmi celles-ci, les Directeurs généraux du CHEDS et du CESAG, le Coordonnateur du CRL-YALI, les représentants du Ministère de la Jeunesse, du Ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, des Forces de Défense et de Sécurité, des mouvements de jeunesse, etc.

INTERVENANTS :

  • Docteur Christiane AGBOTON, Directrice des Programmes spéciaux du CHEDS ;
  • Professeur Mohamadou SALL, Directeur de l’Institut de Formation et de Recherche en Population, Développement et Santé de la Reproduction (IPDSR) de l’UCAD ;
  • Docteur Edouard TALNAN, Conseiller technique en Politique et Donnée de Population au Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP) ;
  • Mademoiselle Zipporah NDIONE, Coordonnatrice du GT/PJDSP et Mademoiselle Luchelle FEUKENG, Présidente de la Fondation « Peace Makers ».

A l’occasion les sous-thèmes suivants ont été abordés : 

  • Clarification du concept de « Dividende démographique » ;
  • « Evolution démographique en Afrique : défis et perspectives pour la jeunesse africaine ? » ;
  • « Enjeux de la Défense, de la Sécurité et de la Paix : quelles réponses de la jeunesse africaine ? ».

GRANDES RECOMMANDATIONS

Au terme de la rencontre, les recommandations ci-après ont été faites :

  • la nécessité pour les parents de s’ancrer dans les us et coutumes, mais aussi et surtout la promotion par l’Etat du savoir et de savoir-faire de ses citoyens ;
  • la coresponsabilité entre hommes et femmes pour la capture du dividende démographique ;
  • la bonne gouvernance, une solution capitale pour endiguer la migration
  • la nécessaire introduction dans le curricula de formation des jeunes des programmes sur la Paix et la Sécurité ;
  • le besoin de garder en ligne de mire les points vitaux de la jeunesse en termes d’employabilité et de revoir les curricula de formation.
  • une synergie d’actions entre les Programmes du CHEDS et de YALI pour encadrer les jeunes et leur permettre de prendre le flambeau car la ressource du Continent Africain, c’est la Jeunesse.

Liens :

Perspectives

Pour le second semestre, il est prévu de développer les activités du PJDSP pour l’exercice 2020-2022. 

 

    LES MATINÉES PAIX ET SÉCURITÉ   

Entre fin 2018 et début 2019, le Centre a abrité trois (03) « Matinée Paix et Sécurité «  sur demande du Centre Régional de Leadership du Young African Leaders Initiative (CRL-YALI Afrique de l’Ouest).

Les objectifs de ces rencontres étaient entre autres de permettre aux jeunes du Programme YALIde :

  • de saisir les notions en jeu, sécurité, sécurité humaine, genre et sécurité ;
  • de comprendre les nouveaux enjeux de la sécurité (y compris ceux de genre)  qui demandent l’acquisition d’un esprit d’analyse critique et de défense pour chaque citoyen/ne
  • d’engager le/la jeune leader dans un processus favorisant la prévention des conflits, de l’extrémisme violent par l’inclusion, la cohésion sociale à travers des discours fédérateurs et les projets qu’il/elle met en œuvre.

 

♦ La 1ère Matinée s’est tenue, le jeudi 15 novembre 2018, sur le thème : «  Jeunes, Paix et Sécurité ».

 

 

Cette rencontre a vu la participation d’une cinquantaine (50) de personnes, dont vingt-six (26) jeunes issus de neuf (09) pays d’Afrique, du Programme YALI.

En lançant les travaux de cette matinée, le Général de brigade Paul NDIAYE, Directeur général du CHEDS, est revenu sur l’impératif d’associer les jeunes dans la construction de la paix en Afrique. Profitant de l’occasion, il a réitéré l’engagement du Centre à soutenir « le rôle actif des jeunes et des femmes dans la prévention, la gestion et la médiation des conflits conformément aux agendas de l’Union africaine et des Nations unies », tel que proclamé par les chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’UA et de l’UE dans leur Déclaration commune faite lors du Sommet UA-UE, les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan.

  • Communications :

    Les communications ont permis aux participants de comprendre, les enjeux et les défis sécuritaires ainsi que la place et le rôle des jeunes et des femmes face à l’hybridation des menaces sécuritaires ; mais également, de connaître et de comprendre, les actions et initiatives menées depuis 2009 par le Groupe de Travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel (GTFJPS-AOS). La question importante de l’extrémisme violent et du terrorisme dans la région du Sahel, a elle aussi été abordée.

    Les questions et contributions qui ont suivi ces présentations démontrent l’intérêt des jeunes pour les questions sécuritaires ainsi que leur besoin d’implication dans les processus de prévention et de gestion des conflits.

    Deux (02) membres du Programme YALI évoluant dans des pays où règne l’insécurité ont présenté leurs projets citoyens : l’un portant sur la formation supérieure des jeunes filles vivant dans des camps de réfugiés, l’autre sur la réinsertion et la non stigmatisation des jeunes  ex affiliés à des groupes terroristes, tel Bokko Haram ». 

 

La 2ème Matinée. Le CHEDS abrité, pour la seconde fois consécutive, « Une Matinée de réflexion Paix et Sécurité », le mardi 18 décembre 2018 de 09H00 à 12H30.

 

Cette rencontre présidée par le Général de brigade Paul NDIAYE, Directeur général du CHEDS, a vu la participation d’une cinquantaine (50) de personnes, parmi celles-ci, Monsieur TOURE, Coordonnateur du  Centre Régional de Leadership (CRL) du Young African Leadership Initiative (YALI), et vingt-six (26) jeunes issus de treize (13) pays d’Afrique et membres du Programme YALI.

Dans ses propos liminaires, le Directeur général du CHEDS, reconnaissant le rôle important des jeunes, a invité ces derniers à « parler, plus souvent, de l’Afrique qui marche. Cette Afrique débout qui investit dans sa population, ses jeunes, son potentiel productif et qui aspire à se passer du paradigme de l’aide pour promouvoir le partenariat équitable ».

Pour le Directeur du Centre Régional du YALI, il faudrait évoluer et nouer avec le CHEDS, un partenariat pour mieux imprégner les jeunes des questions sécuritaires et donc faire participer  tous les jeunes du programme à ce genre de rencontres.

  • Communications :
  • la résolution 1325 et les suivantes ;
  • le rôle des jeunes dans la sécurité urbaine ;
  • l’hybridation des conflits : les jeunes, les femmes au cœur de la question sécuritaire.
  • Activités du Réseau ouest-africain des Jeunes Femmes leaders (RJOAF) dans l’espace ouest-africain.
  • Débats

Les questions et contributions qui ont suivi démontrent d’ailleurs, leur intérêt pour les questions sécuritaires ainsi que leur besoin d’implication dans les processus de prévention et de gestion des conflits de l’extrémisme violent et du terrorisme. Ils ont également mieux perçu ce que les Etats attendent d’eux.

 

♦ La 3ème Matinée  a eu lieu, le 21 février 2019 dans les locaux du CHEDS.

Sur le thème : « Jeunes, Paix et Sécurité », cette rencontre, présidée par le Directeur général du CHEDS, a vu la participation de quarante-cinq (45) participants, dont vingt-six (26) jeunes issus de seize (16) pays d’Afrique et membres du Programme YALI.

Dans son allocution de bienvenue, le Directeur général du CHEDS est revenu sur l’impératif pour tous les acteurs, d’œuvrer pour le maintien de la paix. Selon lui : « la paix, est un bien précieux qui mérite d’être préservée, en famille, au travail, et entre les nations et que les jeunes, femmes et hommes, ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de cette Paix ». 

  • Communications :
  • la résolution 1325 et les suivantes des Nations unies sur le rôle et la place des femmes dans le dispositif sécuritaire des Etats ;
  • la place et le rôle des jeunes et des femmes face à l’hybridation des menaces sécuritaires ;
  • les modalités d’implication des jeunes dans les questions de Défense, de Sécurité et de Paix.

 

♦ Projets présentés par les jeunes du YALI

    • Priorité aux Droits humains pour un développement durable
    • Communication pour un changement de comportement.