Le 3 novembre, à l’Hôtel Savana de Dakar, des  femmes leaders représentant divers ministères et institutions gouvernementales, de l’université, du secteur privé, des médias et des ONG, des membres des forces de défense et de sécurité ont pris une part active à  la session inaugurale  qui s’est déroulée autour du thème  « Femmes, sécurité, défense : quel leadership ? »

Selon le Docteur Agboton Johnson, conseillère spéciale du CHEDS, coordonnatrice de ce programme, « L’impact des nouvelles menaces sécuritaires sur les femmes, les discriminations dont elles continuent de faire l’objet dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la gestion des conflits sont autant de facteurs qui justifient le lancement de ce programme. En effet, il s’agit de sensibiliser les femmes sur le rôle important qu’elles doivent jouer dans la construction d’un environnement sécurisé et pacifié ».

 Une grande variété de  communications  a offert aux participants un aperçu des diverses facettes que revêtent la sécurité et la défense telles les femmes et la gestion des conflits, la sécurité humaine, la violence et les jeunes, la sécurité urbaine.

Cette session inaugurale du Programme a bénéficié des interventions de  Mmes Ndèye Marie Thiam (la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance), Eugénie Aw Ndiaye (Journaliste, enseignante), Maye Seck Sy (Ville de Dakar), du Docteur Geneviève Bremond Sarr (Université de Ziguinchor) et du colonel (ER) Babacar Diouf (CHEDS).

Madame Aminata Mbengue Ndiaye (ministre de l’Elevage et des Productions Animales) a partagé ses expériences en qualité de facilitatrice dans le dialogue inter congolais au profit des Femmes, lors de la préparation des accords de Sun City.

Au terme d’une journée fort riche en débats, le général de brigade Paul Ndiaye, directeur général du CHEDS a exprimé l’engagement du Centre à travailler  aux côtés des femmes pour intégrer les recommandations exprimées dans son action et accompagner leurs efforts pour la stabilité politique et la consolidation de la paix.

Ils ont dit…

Colonel (er) Babacar DIOUF, CHEDS

« Il faut  reconnaitre et déplorer la faible représentation des femmes dans les institutions en charge de la sécurité : elles n’ont pas encore vraiment opéré de changement de culture, même si certains pays ont déjà élaboré un Plan d’action national de la résolution 1325 (2000). 

La sécurité humaine qui met l’individu au centre même des préoccupations sécuritaires afin de  « le libérer de la peur et du besoin, dans le respect de la dignité … » est une approche holistique favorisant une meilleure implication des femmes dans les domaines de la défense et de la sécurité ».

 

Maye Seck SY, Conseillère technique du Maire de Dakar en charge de la sécurité urbaine

« J’ai toujours regretté dans ma pratique professionnelle que nous ne fassions pas souvent le lien entre la sécurité en période de crise ou de conflit et la sécurité du quotidien. Or, c’est pendant les temps calmes que se prépare la crise et après les temps de crise il faut rétablir les mécanismes de la gestion de la sécurité au quotidien. Il y a donc entre les deux une connexion certaine.

En matière de sécurité, les moyens sont importants certes mais il nous faut surtout de la lucidité et du bon sens pour comprendre que la sécurité est l’affaire de tous et que c’est un bien commun, Sa résolution nécessite donc des méthodes de travail innovants et la collaboration entre des acteurs qui n’ont ni habitudes de travail ni liens hiérarchiques« .

 

Docteur Geneviève Brémond Sarr ,Enseignante – chercheure, Université Assane Seck de Ziguinchor

« Dans nos pays, les jeunes sont les principaux acteurs de la violence, et les principales victimes. Il faut souligner l’impact du manque de formation et du sous-emploi : l’absence de travail crée un sentiment d’exclusion et d’inutilité qui entraîne violence, la toxicomanie et les extrémismes.  Souvent las des années d’enseignement perdues, ces jeunes font de leurs gouvernements la cible de leur frustration. Cherchant leur propre voie, ils manifestent dans les rues, s’affrontent sur les campus et constituent le gros des troupes en cas d’émeute. En Casamance, les jeunes sont les premiers à souffrir du conflit, alors que pour la plupart, ils ne sont pas directement impliqués. Il faut créer des espaces d’échange et de dialogue et soutenir leurs ambitions« .

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