Le Programme « FEMMES, LEADERSHIP, DEFENSE, SECURITE ET PAIX » (FLDSP) est initié pour contribuer à faire des femmes ciblées des actrices aptes à apporter des solutions novatrices et pérennes aux menaces et défis sécuritaires; elles pourront  ainsi contribuer aux efforts favorisant la paix et le développement durable aux niveaux nationaux, sous régionaux et continentaux.

Le 3 novembre 2015, le Général de brigade Paul Ndiaye, Directeur général du CHEDS a présidé la cérémonie officielle de lancement du projet ; cet acte inaugural a été combiné avec un partage de connaissances sur la défense et la  sécurité, ainsi que sur le rôle des femmes leaders en la matière.

Madame Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des Productions Animales y a contribué par une communication et une participation active aux débats.Lire la suite.

Ils ont dit…

Aminata Mbengue. Ndiaye, ministre de l’Elevage et des Productions Animales

«Le recours aux valeurs traditionnelles, à l’histoire, la création de synergies entre les femmes ont permis de dépasser les clivages politiques et la violence armée pour aller vers des négociations fructueuses».

Général de brigade Paul. Ndiaye, directeur général du CHEDS

«Les Femmes jouent un rôle indéniable dans la construction de la paix. Ceci explique d’ailleurs les nombreuses initiatives prises aux niveaux international et national, lesquelles visent à mettre la femme au cœur des politiques et programmes d’actions en faveur de la paix et des droits humains. Ainsi au Sénégal, la loi 70/23 du 06 juin 1970, portant organisation générale de la défense a été modifiée pour permettre l’inclusion des femmes dans les Forces de Défense et de Sécurité (FDS)».

Ndeye Marie Diédhiou, Coordonnatrice de la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance

«Seule la mutualisation des efforts pouvait permettre aux femmes de se poser comme des actrices incontournables du processus de paix. La Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (PFPC) va être créée pour coordonner l’action des mouvements de femmes dans la région sud du Sénégal»

Eugénie Rockhaya Aw Ndiaye, Journaliste, enseignante

« Etant les plus grandes victimes des guerres et des conflits armés, les femmes peuvent apporter une contribution inestimable dans la définition des options et mesures pour une paix et un règlement durable des conflits; il est important de capitaliser l’ensemble des expériences des femmes africaines en matière de gestion des conflits. Elles doivent également occuper l’espace médiatique afin de rendre visible leurs initiatives ».

C’est devant un parterre de parlementaires, de syndicalistes, de professeurs d’université de Dakar et de Ziguinchor, de membres des FDS, de directrices de sociétés , de journalistes ,d’ONG de défense des droits des femmes et de partenaires ( Fondation Konrad Adenauer,Université Virtuelle du Sénégal-UVS) que la deuxième activité de ce programme s’est déroulée le mardi 31 mars 2016 au CHEDS; les participants ont pu suivre deux exposés, l’un relatif à l’«Analyse géopolitique du Sénégal et de la région Afrique de l’ouest», et l’autre aux «Perspectives Genre» de cette analyse.

Au terme d’une matinée fort animée, le constat suivant a été réaffirmé: il est important de sensibiliser et de former les femmes aux concepts de défense et de sécurité afin de mieux les impliquer, car elles influencent tout leur environnement. Educatrices de l’enfant, épouses, relais dans le quartier, la commune, elles sont incontournables, d’où la nécessité d’en faire des alliées de premier choix. Ainsi, les femmes doivent faire de l’éducation à la non-violence de leurs enfants, une priorité.

Par rapport à l’égalité des sexes, il y a des femmes de qualité au Sénégal pour garantir l’égalité qualitative et non quantitative des sexes. En effet elles sont actrices de résolution et de consolidation de la paix à l’exemple de celles qui s’activent dans la résolution dans le conflit casamançais.